Terrifiant et fascinant : le documentaire Paradis, sorti en 2022, résonne terriblement avec l’été 2026.
98 000 hectares ont brûlé en France durant cet été 2026 caniculaire qui n’en finit plus de dessécher les sols et de menacer faune et flore. En Yakoutie, en 2021, ce sont 16 millions d’hectares qui ont été la proie des flammes d’incendies insaisissables. Les villageois de cette région sont livrés à eux-mêmes. La lutte contre le « dragon » est inégale. Les contrefeux et les tranchées creusées à la pelle-bêche dans une atmosphère apocalyptique semblent terriblement dérisoires.
Dans ces zones du nord-est de la Russie, éloignées et forestières, les autorités n’interviennent pas, considérant que les dégâts causés par les feux coûteraient moins que les moyens qu’il aurait fallu déployer pour les combattre.

Tâchant de ne pas céder à la panique, solidaires et téméraires face à la furie des murs de flamme, riant tant pour éloigner leurs inquiétudes de voir leur terre natale et leurs villages ravagés que pour se donner du courage, hommes et femmes valides de Shologan attendent avec impatience les pluies et les neiges qui feront cesser ces feux.
Glaçant et poignant.

Paradis, documentaire d’Alexander Abaturov, produit par Petit à Petit production (France) et distribué par Jour2Fête, 1 h 28, VOSTFR, 2022. Prix 2022 de la meilleure photographie de l’International Documentary Festival Amsterdam (Pays-Bas). Documentaire disponible (sur abonnement) sur la plateforme (excellente) Les Mutins de Pangée.











