C’est un coup dur qui se déroule discrètement depuis plusieurs mois dans l’édition indépendante : le diffuseur-distributeur Makassar connaît des problèmes économiques majeurs, qui mettent en difficulté une grande partie des maisons d’éditions. Explications.
Pour fabriquer un livre, il faut tout un tas de maillons depuis l’auteur ou l’illustratrice, à travers la gestion éditoriale de la maison d’édition (mise en page, corrections, promotion du livre) qui envoie ensuite les travaux à un imprimeur. Une fois le livre imprimé, sa promotion est assurée par un diffuseur, et son déplacement logistique vers les librairies par un distributeur. Service qui prend souvent une très grande part dans le budget éditorial. Une fois les livres vendus par les librairies, le distributeur règle ensuite les bénéfices restants à l’éditeur. C’est là que les difficultés du distributeur pèsent aujourd’hui sur nombre de maisons d’édition, à l’économie souvent déjà fragile : depuis plusieurs mois, Makassar, l’un des distributeurs historiques dans l’hexagone n’assure plus les paiements pour certain·es.

Des sommes importantes donc, qui ne seront sûrement jamais réglées, et qui mettent en péril soit l’intégralité des structures d’édition, soit la possibilité de régler leurs créanciers ou leurs auteur·ices, ou de ne pas pouvoir assurer les impressions prévues pour la suite de l’année. Une catastrophe économique de plus dans un secteur déjà complexe, déjà impacté par l’augmentation du coût des impressions et d’expédition. Citons pour Rennes les éditions du commun, Pontcerq et Goater qui sont concernées, mais également d’autres que nous affectionnons pour les avoir déjà chroniqués comme Blast, Nada ou Même pas mal. Toustes ont en tous cas signé la même tribune que l’on peut lire ici.


Que faire donc, en attendant, pour les soutenir ? Retrouver en ligne des collectes éventuellement mises en place, et surtout commander en direct auprès des maisons d’éditions, notamment via leur site internet. L’édition se doit d’être plurielle; elle fait déjà face aux grands groupes, ne la laissons pas disparaître.
La liste des maisons d’édition concernées
369 éditions,
Éditions Adespote,
Asinamali,
Audimat éditions,
éditions Bandes Détournées,
éditions Battements par Minute,
éditions blast,
éditions du Bout de la Ville,
Le Chien Rouge / CQFD,
éditions Coco-Cherry,
éditions du commun,
éditions Communard.e.s,
éditions Crise & Critique,
éditions Daronnes,
La Dispute,
Entremonde,
éditions les étaques,
éditions Goater,
éditions Grevis,
éditions Hystériques & AssociéEs,
éditions Ici-bas,
Éditions iXe,
éditions La Lenteur,
lundimatin,
éditions Même pas mal,
milgrana éditions,
éditions des Mondes à faire,
éditions Nada,
Niet! éditions,
L’Œil d’or,
Panthère première,
Pontcerq,
Premiers Matins de Novembre éditions,
éditions Prairial,
éditions Remue-ménage,
éditions Ròt-Bò-Krik,
Rotolux Press,
éditions Sans soleil,
Shed publishing,
éditions Smolny,
Les éditions sociales,
éditions La Tempête,
éditions Tendance Négative,
éditions terres de Feu,
éditions Trou Noir,
Éditions Terrasses,
éditions trouble,
La Variation,
éditions Météores










