La DRAG #2 : Phoebus Fragonard

Amoureux du taffetas, du velours et des papillons, Phoebus Fragonard poursuit notre série de portraits sur la D.R.A.G. dans ce deuxième épisode. Cédric nous en dit un peu plus sur ses goûts. Et ses couleurs.

phoebuscedric
Portrait chinois

Si tu étais un·e artiste musical·e : Esmeralda.

Si tu étais un film : Peau d’Âne de Jacques Demy. Un conte musical pour adulte où la magie et les paillettes se posent sur du carton.

Si tu étais une couleur : Le violet. Mélange de bleu et de rouge autrefois appelé demi-noir, le violet a des connotations puisant tout aussi bien dans le sacré que dans l’expression de la passion. C’est à mes yeux la couleur du milieux spectaculaire.

Si tu étais une boisson : Un  zhēnzhū nǎichá, un thé aux perles.

Si tu étais un lieu dans Rennes : Le parvis de la Cathédrale Saint-Pierre. J’adore les vieilles pierres alors si en plus je peux montrer patte blanche le jour en dévoilant mes belles colonnes et en accueillant les bambocheurs une fois la nuit tombée alors je suis comblé. D’autant plus que les pompiers viennent régulièrement s’exercer à me grimper jusqu’aux balcons.

phoebusfragonard

■ Peux-tu présenter ton personnage au sein de la DRAG ?

Au sein de la DRAG je suis le petit nouveau. Je cherche mes repères artistiques. Bien que je ne sois pas le plus lubrique de mes compères j’aime à croire que j’apporte ma part de frivolité et de poésie.

Pourquoi ce nom de Phoebus Fragonard, mélange entre histoire et peinture ? Voilà une question simple mais dont la réponse est longue. Je suis un grand fan de mythologie, de littérature et d’art. Quel artiste Queer ancien étudiant des Beaux-Arts ne l’est pas ? Phoebus et Fragonard ont tout deux des connotations associées dichotomiques. Le soleil et le personnage obscur de Victor Hugo pour Phoebus. l’artiste peintre badineur et son cousin anatomiste, génie de la plastination pour Fragonard. Mes numéros s’inspirent de ses univers qui trouvent toujours des échos aujourd’hui. De plus j’aime l’idée que l’allitération en F avec des lettres différentes vienne s’opposer aux deux C de mon prénom qui donnent des sons différents.

■ On a noté un goût certain pour les paillettes brillantes jusqu’à ton carnet de notes ; d’où te vient cette passion « pour tout ce qui brille  » et ton goût pour une forme d’érotisme aussi vintage que désuet ? 

Refléter la lumière c’est occuper autrement l’espace. Sur scène « ce qui brille » est une armure et une arme de séduction massive. Pour ce qui est de mon goût pour l’érotisme polisson je pense que cela vient du bibliophile en moi qui y voit une forme d’analogie avec la découverte d’un texte au rythme de la lecture et dont on ne saute pas les lignes afin de n’en avoir que la résolution. Le tissu, le mouvement et la musique sont des appels aux sens et ensemble ils permettent un foisonnement de combinaisons érotiques.

■ Ton dernier coup de cœur artistique ?

J’ai découvert il y a peu Aurora, une artiste musicale envoûtante dont  l’univers évolue aux frontières de ceux de Björk et d’Enya.

 

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