Apes O’Clock, La Jambe de Frida et Hilight Tribe à L’INSA

Grosse soirée à l’Insa de Rennes le vendredi 13 mars. Bepop, l’association étudiante de l’INSA a fait fort avec une belle programmation : Hilight Tribe et leur natural trans, incontournable, et le groupe rennais Apes O’clock qui fêtait la sortie de leur premier EP, From Jungle To downtown, et qui à cette occasion invitait le groupe la Jambe de Frida, originaire de Cholet.

Autant vous dire que les pré-ventes sont parties comme des petits pains, et qu’à 19h30 une cinquantaine de personnes faisait la queue devant la cafétéria de l’INSA. Deux heures plus tard, c’est au sous-sol de celle-ci que commençaient cinq heures de concerts survoltés.

Et c’est La Jambe de Frida qui a ouvert le concert. Les six Choletais nous ont délivré un set d’une heure trente, de rock cuivré puissant, en français. Riffs acérés, trompette et saxo, le set est rondement mené, le groupe envahit la scène et maitrise son jeu de A à Z.

23 h (environ) et c’est au tour de Apes O’Clock de faire son entrée. Les sept singes, anciennement Bonobo Circus, fêtent la sortie de leur premier EP From Jungle to Downtown. Pour ceux qui connaissent le groupe Bonobo Circus, ils reconnaitront la patte rock cuivré. De petits détails titillent l’oreille tout de même : Ce nouveau projet révèle un côté beaucoup plus punk, voire sombre pour certains morceaux.

Apes-o-clock-122-590x393

Niveau scène, les primates assurent, le public suit et pogote à fond. Déguisés en dandys délurés, chapeaux haut-de-forme et bretelles pour certains, les musiciens incarnent leur personnage à la perfection, et on commence à se prendre au jeu : on a tous un côté dandy punk, le noir aux yeux et le nœud pap’ de travers.

Les singes énervés ont réussi leur coup, ont kidnappé le public dans leur cirque, et ont délivré un show très recherché et construit pour fêter la sortie de ce premier ep. Un concert peut-être un peu trop court, par contre.

La fin du concert d’Apes O’Clock ne sonnait pas l’arrivée du groupe tant attendu, Hilight Tribe.

Non, non, il annonçait en fait une longue, très longue heure d’attente… Le groupe de trans organique a ses exigences, et a réellement mis une heure à se mettre en place. Long, long, long. C’est le son du didgeridoo qui a sonné le glas du… début, et la tribu, composée des six musiciens, s’est lancée. Tout de suite la bonne humeur est de mise, les musiciens ont un tel sourire sur les lèvres que toi, dans le public, tu te sens tout autant complice du groupe.

Bon bien sûr, Hilight Tribe en concert, c’est pas très surprenant, ils jouent souvent les mêmes morceaux dans le même ordre (l’album Live In India), mais le rythme est là, et l’ambiance à la cool du groupe  fait plaisir.

Une heure trente donc de trans acoustique plein les oreilles, une multitude d’instruments mystérieux et exotiques apparaissant au fur et à mesure des morceaux, un rythme endiablé, et un soin presque obsessionnel apporté à la qualité du son, qui toi dans le public, te rend tout heureux.

PS : Ape’s o Clock sera à retrouver lors du festival du Roi Arthur fin août.

Photos par Erwann Nicolas pour Sadbuttrue.fr

Envie de réagir ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>