Vendredi 27 mars, le festival Dooinit visait haut avec 4 groupes : Suz, Bop Alloy, Cali Agents, et Cormega accompagné de Marley Marl. Retour sur cette soirée qui naviguait d’est en ouest, ou le contraire.

Parmi les temps forts attendus, cette soirée en faisait partie. Avec deux grosses têtes d’affiche, Dooinit se voulait gourmand en hip hop. Démarrage de la soirée avec Suz, rappeuse rennaise, un Dj et son backeur. Pas facile d’introduire avant des poids lourds pareil, mais Suz assure le set, textes introspectifs chevillés au corps.


Vient ensuite Bop Alloy, dans une ambiance plutôt jazzy, donnant à Substantial un flow assez chaloupé sur les prods de Marcus D. Un moment frais, assez posé, parfois dansant parfois rêveur.



Un univers qui tranche radicalement avec le suivant, Cali Agents, duo californien formé dans les années 2000 par Rasco et Planet Asia. Flow incisifs et carrés sur productions impeccables, un boom bap trempé dans la sauce ouest. Nappes de piano, scratches fiévreux, le public hoche la tête au fil des titres.

Les deux emcees occupent la scène, soufflant le feu et la glace à l’image de leur dernier album en date, Fire & Ice, mais fêtant surtout les 25 ans de leur album How The West Was One pour lesquels ils sont en tournée. La salle bouillonne et en redemande : Cali Agents assure (et c’est pour ce genre de live qu’on apprécie Dooinit).


Retour côte est avec deux icônes, le rappeur Cormega et le producteur Marley Marl aux platines. Le genre de programmation qui fait saliver quand on sait que Rennes est l’une des deux seules dates du emcee dans l’hexagone. Bref des légendes vivantes du rap, on passera le CV des collaborations de Marley Marl (Eric B & Rakim, LL Cool J pour ne citer qu’eux) qui nous gratifie d’un petit medley de ses prods histoire de réviser nos classiques.

Au micro donc, Cormega qui nous balance en plein Realness, alternant les titres et chauffant encore plus la salle.


Mais seulement sur une trentaine de minutes, on a pas compté précisémentn mais ce qui est sûr c’est qu’il y a eu un effet soufflé au fromage : Cormega quitte la scène sans revenir, laissant le Dj assurer une fin de concert au goût un peu amer. Goût qui, heureusement, n’efface pas l’ensemble de la soirée comme le festival sait les programmer. Une avant dernière soirée (le festival ayant programmé le lendemain sa traditionnelle battle, et une soirée tournée vers la house avec notamment le Dj Marcellus Pittmanau Bâtiment à modeler). Rendez-vous l’an prochain ? Yes !









