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Tremplin du Roi Arthur 2026 : quatre identités, une scène, et une gagnante nommée Kayceee

Vendredi 13 mars 2026, la Salle de la Cité à Rennes accueillait la finale du tremplin du Festival du Roi Arthur. Un rendez-vous devenu central pour la scène émergente bretonne. Quatre projets sélectionnés par l’équipe du festival se disputaient une place stratégique : ouvrir l’édition 2026 du festival à Bréal-sous-Montfort.

Le plateau annonçait une diversité claire, entre rap, rock alternatif, R&B et blues rock. Sur scène, cette variété s’est traduite par quatre propositions distinctes, chacune avec une identité déjà affirmée.

The Red Robins, entre tradition et efficacité

The Red Robins proposent une lecture de la scène ancrée dans le blues rock, avec des influences folk, country et pop. Formé en 2014, le duo arrive avec une identité déjà bien construite et une aisance sur la scène.

Leur musique repose sur un équilibre entre puissance et mélodie. Les guitares sont présentes, incisives, soutenues par une section rythmique solide. Les voix harmonisées apportent une dimension plus accessible et fédératrice.

Leur force réside dans cette capacité à naviguer entre un son brut hérité du blues et une écriture plus moderne. Le résultat est efficace, immédiatement lisible.

Sur scène, le projet fonctionne sans détour. C’est une musique pensée pour le live, pour le mouvement, pour la réaction du public.

Freedom Utopia, un rock alternatif en expansion

Avec Freedom Utopia, la soirée bascule vers un terrain plus atmosphérique. Le groupe rennais s’inscrit dans une tradition rock alternatif clairement revendiquée.

Leur évolution artistique est visible. Après un premier album plus brut en 2021, The Lovners, ils ont élargi leur palette avec 24 Angels Club en 2024. Sur scène, cela se traduit par une musique plus ample, moins centrée uniquement sur les guitares.

Les synthés prennent de la place, les structures s’ouvrent, les morceaux respirent davantage. Le groupe travaille les dynamiques, installe des montées, laisse des espaces.

L’intensité ne repose pas sur la saturation mais sur la progression. Freedom Utopia cherche à construire une expérience, à installer une ambiance durable plutôt qu’un impact immédiat.

Kayceee, une maîtrise au service de l’émotion

Avec Kayceee, le ton change encore. Son projet s’inscrit entre R&B, soul et pop urbaine, avec une approche qui repose sur la justesse plus que sur l’effet.

Sa particularité est immédiatement perceptible. Elle intègre le saxophone à son set, ce qui apporte une dimension organique et chaleureuse à une esthétique souvent très produite dans ce registre.

Sa voix est au centre. Elle est précise, nuancée, capable de porter des morceaux intimes tout en restant accessible. L’écriture reste directe, mais sans simplification excessive.

La connexion avec le public se fait naturellement. Le set est fluide, cohérent, sans temps faible. Chaque morceau semble à sa place.

Kayceee ne cherche pas à impressionner. Elle crée un lien.

Booh, le rap comme exutoire brut

Booh termine la soirée avec un projet ancré dans le rap francophone contemporain. Originaire de Rennes, il s’appuie sur une base déjà solide, notamment avec sa mixtape RISQUES TAPE sortie en 2025.

Sur scène, l’essentiel est là. Un flow incisif, des productions percutantes et une écriture marquée par une tension constante. Ses morceaux, comme BENDO, DOSE ou BISSO, reposent sur une énergie directe et sans détour.

Une victoire pour Kayceee

À l’issue de la soirée, Kayceee remporte le tremplin et ouvrira le Festival du Roi Arthur 2026.

Un choix cohérent au regard des propositions en présence. Chaque artiste a défendu une vision claire. Booh a marqué par l’intensité, Freedom Utopia par l’atmosphère, The Red Robins par l’efficacité et la maturité.

Kayceee, elle, a réussi à faire converger ces dimensions.

Un tremplin devenu structurant

Porté par les bénévoles du festival, le tremplin du Roi Arthur s’est imposé comme un outil important pour la scène locale. Créé en 2019, il permet chaque année de mettre en lumière des artistes émergents et de les intégrer à une programmation professionnelle.

Ce dispositif participe à structurer les parcours artistiques, en créant un passage concret entre scène locale et scène festival.

Cette finale 2026 confirme la vitalité de la scène bretonne. Quatre projets, quatre esthétiques, quatre manières d’habiter la scène.

Le tremplin ne se contente pas de désigner un vainqueur. Il met en lumière des trajectoires.

Cette année, celle de Kayceee s’est imposée elle bénéficiera d’un coaching par l’école de musique du pays de Brocéliande afin de préparer le groupe à jouer sur une très grande scène.

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