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Festival du Schmoul 2026 : deux jours de galette saucisse et d’éclectisme

Festival associatif ancré depuis plus de vingt ans dans le sud de l’Ille-et-Vilaine, le Schmoul cultive une identité claire : mélanger têtes d’affiche alternatives, découvertes émergentes et énergie locale, le tout dans une salle à taille humaine. L’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle : deux soirées denses, sans temps mort, construites comme de véritables montées en tension.

La soirée du vendredi a démarré par une galette saucisse, mais surtout Amadis et le Broke Boys Club, qui ont la lourde tâche d’ouvrir le festival, résultat : un rap efficace, des lyrics propres, le festival commence bien. Trio Pax, projet composé de Mohamed Sana, Tangi Moessec et Alex Cochennec poursuit avec un mélange de funk Afro-groove, le public se transforme en une foule de sourires et les corps se mettent à danser.

Première claque visuelle et sonore. Henge transforme la salle Abadenn en capsule spatiale psychédélique. Synthés massifs, basses vibrantes, esthétique science-fiction assumée. Leur univers mêle rave cosmique et rock alternatif avec une précision redoutable. En tournée européenne en 2026, ils confirment leur statut de phénomène scénique atypique.

Puis vient un poids lourd du metal alternatif français, Lofofora prend la scène avec autorité. Riffs massifs, discours engagé (pardon tonton), interaction constante avec le public. La fosse explose réellement à ce moment-là : pogos, slams, refrains scandés. Le groupe, toujours actif après plus de 30 ans de carrière, prépare plusieurs dates estivales majeures. Pas le temps d’essuyer les gouttes de sueur post-pogo, la soirée s’enchaîne sur un virage garage punk britannique. Set court, intense, abrasif. Guitares saturées, urgence dans l’interprétation. Wax Head apporte une touche internationale brute, presque sauvage. La soirée se concluera avec Bootleggers United avec un DJ set mélangeant les genres.

Jour 2, ouverture explosive par Margaret Tchatcheuse, un trio rennais punk pop, avec des textes malicieux et une énergie communicative. Ils jouent vite, fort, avec humour. Contraste immédiat : voix grave, charisme posé, pop élégante. Sam Sauvage, nommé aux Victoires de la Musique 2026 (Révélation masculine), confirme son ascension. Ses titres phares fédèrent rapidement le public. Et oui, il y a eu des larmes dans le public, pendant l’interprétation intense d’un Cri Dans Le Métro, je vous ai vu (et je me suis vu aussi).

Retour à une énergie plus brute. Rock hybride direct, attitude décomplexée. Max Baby propose un set très propre, sans surproduction. C’est précis, organique, le perfectionisme de Max se ressentait, et une atmosphère presque nocturne s’installait le long du set. S’ensuit une parenthèse indie pop raffinée. Pamela, duo franco-britannique, apporte une respiration plus mélodique : harmonies efficaces, groove subtil, esthétique moderne. Et un beau climax lors de l’interprétation de Put out the Fire, le public était en feu.

Minuit précis, ambiance plus introspective et scintillante. Maddy Street, comme la rue en anglais, développe une pop parfois rock, parfois rappée, élégante, mêlant français et anglais. Set sensible mais dansant, très maîtrisé. Son nouveau titre Kicks In, qui traite de l’éco-anxiété, confirme un fait à propos de Maddy : iel produit des bangers, c’est indéniable.

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