Garçon de café, une génération précaire

Petits boulots ou Boulots de merde*, les jeunes sont tristement habitués à des emplois qui ne correspondent pas à leurs aspirations. Le photographe Yves Drillet est parti à leur rencontre dans le livre Garçon de café.

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« Elle n’en est pas à sa première mission, ni à son premier job, pour l’instant ce ne sont pas ses dessins qui vont remplir le frigo » p. 33

Cette citation à elle seule pourrait résumer une bonne partie de ce livre de photographies argentiques signées Yves Drillet. Des rencontres avec des jeunes, qui gardent pour chaque portrait leur tenue de travail ; serveurs, agents de la ville, préparateurs dans un snack, livreur à vélo, les images sont accompagnées du texte La peau et l’uniforme, basé sur des entretiens. Bienvenue dans le monde de ces « petits boulots », dont l’appellation est déjà une façon de mettre à distance cet emploi dont ils ne rêvent pas. Mais ce n’est pas tant le travail en lui-même qui est au cœur des images ; des portraits, de face ou de trois-quarts, en tenue de travail.

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Réalisé avec la graphiste Cécile Binjamin et postfacé par la sociologue Vanessa Pinto, Garçon de café devient à la fois livre autant artistique que social. Une traversée sensible dans un monde d’inégalités financières et de recul du droit du travail qui se précarise au fur et à mesure des années. Un livre brut sur une réalité encore trop peu abordée.

* Boulots de merde, un livre de Julien Brygo & Olivier Cyran, la Découverte

Garçon de café – Un livre d’Yves Drillet – 96 pages – Nouveau Palais, 2020.

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