WE à Rennes : Mermonte et Bachar Mar-Khalifé

Deuxième soirée de concert pour le Week-End à Rennes de l’Antipode. Après une soirée 90′s, place à 2 groupes habitués des lieux: l’un jouait à domicile (les rennais de Mermonte), l’autre revenait 2 ans après son passage (Bachar Mar-Khalifé). Retour sur une soirée lumineuse.

 

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Le 1er groupe jouait en terrain connu puisqu’il s’agissait des rennais de Mermonte, qui fêtait ici en grande pompe leur 3e album, Mouvement. Et du mouvement sur scène il y en a. D’abord parce que le groupe ce sont 8 personnes sur scène : avec batterie, guitares, basse, claviers, violon, vibraphone, voix, l’espace est bien occupé. Ensuite parce que chez Mermonte, ça bidouille de multiples pédaliers, et ça change d’instrument; notamment le compositeur des titres Ghislain Fracapane qui alterne guitare, trompette ou baguettes pour caisse claire. Enfin parce que les titres de Mermonte remuent à coups de riffs électriques.

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L’accalmie se fait parfois pour des ballades comme Les forces de l’ailleurs (avec la voix de Dominique A sur l’album) ou le contemplatif Keenan. Mais c’est la force collective qui revient, avec la surprise de Pierre Marolleau (Yes Basketball, Fat Supper) au micro pour une touche hip-hop juste avant la fin.

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En quelques années et 3 albums, Bachar Mar-Khalifé a su imposer sa griffe sur la scène hexagonale. Un savant mélange d’influences de son pays d’origine, le Liban, auquel il dédiera un titre lors de la soirée, « Distance », issu de son dernier opus Who’s Gonna Get The Ball, et des ambiances électro-festives plus occidentales. Un mélange finalement plus que compatible, puisque la danse et la transe sont de la partie.

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Depuis son passage en 2016, le groupe est devenu quatuor, avec désormais un violoncelliste qui prolonge les ambiances des titres à l’aspect plus contemplatifs; un point de gagné côté harmonie, Bachar alternant toujours piano droit et synthétiseur pour les sonorités orientales. Le tout agrémenté de lourdes basses et du toujours génial aux percussions.

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Du percutant « Ya Balad » avec lequel il démarre le concert à la ballade « Layla », Bachar Mar-Khalifé fait vibrer sa voix puissante sur ses compositions hypnotiques. Un voyage réussi, dans lequel il s’adressera au public juste avant la fin en espérant que l’Antipode garde cet esprit pour la future salle qui doit voir le jour en 2020. Bachar clôture avec la transe « Lemon » (où l’on se rend compte que l’on pourrait continuer des heures à vibrer sur cet appel à la vie). Le genre de concert où l’on a envie de dire merci.

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